En bref
- Le pays qui a pour tenue traditionnelle le kimono est le Japon, où le mot signifie « chose que l’on porte ».
- Le kimono descend du kosode de l’époque Heian (794-1185) et prend sa forme actuelle à l’époque d’Edo (1603-1868).
- Depuis l’ère Meiji, les Japonais réservent le kimono aux grandes occasions : mariages, cérémonie de la majorité, festivals d’été en yukata.
- Le kimono ne se confond pas avec le hanbok coréen ni avec l’áo dài vietnamien.
Sommaire
- 01Dans quel pays le kimono est-il une tenue traditionnelle ? Le Japon
- 02L'histoire du kimono, un voyage à travers les âges
- 03La symbolique du kimono, un langage de soie et de couleurs
- 04Les différents types de kimonos et leurs usages
- 05Le kimono aujourd’hui, entre tradition préservée et modernité
- 06Le kimono, tenue traditionnelle du Japon : l’essentiel
- 07Questions fréquentes sur le kimono, tenue traditionnelle du Japon
Dans quel pays le kimono est-il une tenue traditionnelle ? La question revient souvent, car on l’associe à l’Asie en général. La réponse tient en un mot : le Japon, où il est devenu bien plus qu’un vêtement.
Voici d’où vient le kimono, ce que racontent ses couleurs et ses motifs, quels types existent et quand les Japonais le portent encore aujourd’hui.
Dans quel pays le kimono est-il une tenue traditionnelle ? Le Japon
Le kimono est la tenue traditionnelle du Japon. Son nom, formé de kiru (porter) et mono (chose), signifie « chose que l’on porte » : il désignait autrefois tous les vêtements, avant de se spécialiser au XIXe siècle pour nommer la robe traditionnelle japonaise.
Il se reconnaît à sa forme en T, à ses manches larges et à ses pans croisés sur le devant, toujours le pan gauche par-dessus le pan droit. Une ceinture, l’obi, le maintient fermé. En soie pour les cérémonies ou en coton léger pour l’été, il accompagne aujourd’hui les grands moments de la vie japonaise.
L'histoire du kimono, un voyage à travers les âges
Des origines à l'âge d'or de la période Edo
Le kimono descend du kosode, un vêtement à manches étroites. À l’époque Heian (794-1185), l’aristocratie le porte comme sous-vêtement, sous les nombreuses couches de la tenue de cour. Taillé en pièces droites, il s’adapte à toutes les morphologies.
Le kosode devient le vêtement principal à l’époque Muromachi (1336-1573), puis s’affirme comme un véritable langage visuel à l’époque d’Edo (1603-1868). Les marchands enrichis rivalisent d’élégance, malgré des lois qui interdisent certains tissus trop luxueux : le raffinement se glisse alors dans les doublures et les détails discrets.
La transition à l'ère moderne
Avec l’ouverture à l’Occident pendant l’ère Meiji (1868-1912), les vêtements occidentaux s’imposent au quotidien. Le kimono ne disparaît pas pour autant : il devient un symbole national, réservé aux occasions particulières, du mariage à la cérémonie du thé en passant par les festivals d’été. Pour le détail de chaque époque, découvrez l’origine du kimono.
La symbolique du kimono, un langage de soie et de couleurs
Derrière sa silhouette, le kimono cache un langage que l’on peut apprendre à lire. Sa couleur, ses motifs et la longueur de ses manches renseignent sur l’occasion, la saison et parfois la personne qui le porte.
Le rouge, associé à la chance, est traditionnellement porté par les jeunes femmes. Le noir marque la solennité : c’est la couleur du kurotomesode, le kimono de cérémonie des femmes mariées. Le blanc, symbole de pureté, habille la mariée le jour de ses noces.
Les motifs sont autant de vœux tissés dans l’étoffe. La fleur de cerisier (sakura) célèbre la beauté éphémère, le pin et la grue (tsuru) la longévité, la pivoine la prospérité. Les vagues stylisées (seigaiha) évoquent une force tranquille, la carpe koï la persévérance et le dragon le courage.
Le kimono reflète aussi le statut. Les manches très longues du furisode sont réservées aux jeunes femmes célibataires : une fois mariées, elles adoptent des manches plus courtes. Ces motifs se retrouvent encore sur les pièces d’aujourd’hui :
Les différents types de kimonos et leurs usages

Le kimono n’est pas un vêtement unique, mais une famille de tenues aux usages précis. Chaque modèle correspond à un âge, à une situation familiale, à une saison ou à un événement.
| Type de kimono | Pour qui | Occasions | Caractéristiques |
|---|---|---|---|
| Furisode | Jeunes femmes célibataires | Cérémonie de la majorité, mariages (invitées) | Manches très longues, motifs vifs sur tout le vêtement |
| Kurotomesode | Femmes mariées | Mariages (mère et proches des mariés) | Fond noir, motifs sous la taille, cinq blasons familiaux (kamon) |
| Uchikake et shiromuku | Mariée | Cérémonie de mariage | Uchikake : manteau richement brodé porté sur le kimono. Shiromuku : kimono de mariée entièrement blanc |
| Yukata | Femmes et hommes | Festivals d’été, ryokan, onsen | Coton léger, sans nagajuban, motifs simples |
| Montsuki | Hommes | Mariages, cérémonies formelles | Kimono noir à cinq blasons, porté avec un hakama et un haori |
À ces pièces s’ajoutent des accessoires indispensables : l’obi et son nœud, les chaussettes tabi à orteil séparé, les sandales zori ou geta selon l’occasion. Sous un kimono formel, on porte un nagajuban, un sous-kimono dont le col blanc dépasse légèrement. Chaque détail compte, à commencer par le croisement du pan gauche par-dessus le pan droit.
Le kimono aujourd’hui, entre tradition préservée et modernité
Un vêtement d’exception pour des moments précieux
Autrefois porté au quotidien, le kimono est aujourd’hui réservé aux grandes occasions. Il demande du temps et souvent de l’aide pour être enfilé, un entretien délicat, et un modèle en soie représente un vrai budget : c’est pourquoi il se transmet souvent d’une génération à l’autre.
Les jeunes femmes portent le furisode lors de la cérémonie de la majorité, les étudiantes associent souvent kimono et hakama pour la remise des diplômes, et la mariée revêt un uchikake ou un shiromuku. En été, le yukata en coton léger anime les festivals (matsuri) et les feux d’artifice.
14 modèles
L’influence du kimono dans la mode internationale
À la fin du XIXe siècle, le japonisme fait découvrir le kimono à l’Europe. Au début du XXe siècle, des couturiers comme Paul Poiret s’inspirent de ses lignes amples pour libérer la silhouette du corset.
Aujourd’hui, la veste kimono et le kimono long se portent aussi en Europe comme des pièces de mode, en coton, en lin ou en satin, loin des codes de cérémonie mais fidèles à la coupe d’origine.
Kimono, hanbok, áo dài : les tenues traditionnelles d’Asie

Le kimono est parfois confondu avec d’autres tenues traditionnelles asiatiques. Chacune appartient pourtant à un pays et a sa propre construction :
| Tenue | Pays | Composition | Occasions aujourd’hui |
|---|---|---|---|
| Kimono | Japon | Robe en T croisée, fermée par une ceinture obi | Mariages, cérémonies, festivals d’été (yukata) |
| Hanbok | Corée | Veste courte (jeogori) et jupe (chima) pour les femmes, veste et pantalon ample (baji) pour les hommes | Mariages, Nouvel An, fêtes familiales |
| Áo dài | Vietnam | Tunique longue fendue sur les côtés, portée sur un pantalon | Fête du Têt, mariages, uniforme des lycéennes |
Si ces tenues partagent une même élégance, le kimono se distingue par sa forme en T, sa longueur et sa large ceinture obi.
Le kimono, tenue traditionnelle du Japon : l’essentiel
Le kimono est la tenue traditionnelle emblématique du Japon, héritière d’une histoire de plus de mille ans. Ses couleurs, ses motifs et ses formes racontent les saisons, les âges de la vie et les grandes cérémonies.
Réservé aujourd’hui aux grandes occasions au Japon, il inspire aussi une mode plus libre, comme le kimono japonais pour homme ou la veste kimono portée au quotidien.
Questions fréquentes sur le kimono, tenue traditionnelle du Japon
Dans quel pays le kimono est-il une tenue traditionnelle ?
Le kimono est la tenue traditionnelle du Japon. Inspiré à l’origine des vêtements de cour chinois, il a pris au Japon sa forme et ses codes propres, du kosode de l’époque Heian au kimono de l’époque d’Edo. Il reste aujourd’hui le symbole vestimentaire du pays.
Que signifie le mot kimono ?
Le mot kimono signifie « chose que l’on porte », de kiru (porter) et mono (chose). Il désignait autrefois tous les vêtements au Japon. Avec l’arrivée des habits occidentaux au XIXe siècle, il s’est spécialisé pour désigner la robe traditionnelle en forme de T.
Quand porte-t-on le kimono au Japon aujourd’hui ?
Aujourd’hui, on porte le kimono surtout pour les grandes occasions : mariages, cérémonie de la majorité, remise des diplômes, cérémonie du thé ou Nouvel An. En été, le yukata, plus léger et en coton, se porte pour les festivals et les feux d’artifice.
Pourquoi les Japonais ne portent-ils plus le kimono au quotidien ?
Les Japonais ont adopté les vêtements occidentaux à partir de l’ère Meiji (1868-1912), plus pratiques au quotidien. Le kimono demande du temps pour être enfilé, un entretien délicat et, en soie, un budget important. Il est donc devenu une tenue d’exception, souvent transmise en famille.
Quel est l’équivalent coréen du kimono ?
L’équivalent coréen du kimono est le hanbok. Il se compose d’une veste courte (jeogori) et d’une jupe (chima) pour les femmes, d’une veste et d’un pantalon ample (baji) pour les hommes. Il se porte aujourd’hui pour les mariages, le Nouvel An et les fêtes familiales.
Quelle est la différence entre un kimono et un yukata ?
Le yukata est un kimono d’été, en coton léger et sans doublure, porté sans nagajuban pour les festivals ou au ryokan. Le kimono, souvent en soie et doublé, se porte sur un nagajuban pour les cérémonies. Les deux ont la même forme en T et se ferment avec une ceinture obi.
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