En bref
- Au Japon, chaque fleur japonaise porte un sens, le hanakotoba : le cerisier dit la noblesse d'âme, la glycine l'ivresse amoureuse, la pivoine l'allure royale, selon le fleuriste japonais Hibiya Kadan.
- Le Japon n'a pas de fleur nationale fixée par la loi : le cerisier est la fleur que citent les Japonais, le chrysanthème à 16 pétales celle du sceau impérial.
- Les fleurs suivent les saisons : le prunier à la fin de l'hiver, le cerisier au printemps, l'hortensia au début de l'été, le lycoris rouge à l'équinoxe d'automne, le camélia en hiver.
- Le lycoris rouge, ou higanbana, est surnommé la « fleur des morts » : il pousse près des cimetières et toute la plante est toxique.
Sommaire
- 01Quelles sont les fleurs japonaises et leur signification ?
- 02Qu'est-ce que le hanakotoba, le langage des fleurs japonais ?
- 03Quelle est la fleur emblématique du Japon ?
- 04Quelles fleurs voir au Japon selon la saison ?
- 05Quelles fleurs japonaises retrouve-t-on sur les kimonos ?
- 06Questions fréquentes sur les fleurs japonaises
Quelle est la signification des fleurs japonaises ? Au Japon, une fleur ne se choisit pas seulement pour sa couleur : elle porte un message, elle annonce une saison et elle se retrouve brodée ou imprimée sur les vêtements.
Le cerisier, la pivoine et le lotus, trois fleurs japonaises de cette tradition, se retrouvent aussi sur le kimono fleuri d'aujourd'hui.
Quelles sont les fleurs japonaises et leur signification ?
Le tableau réunit les fleurs les plus citées dans la culture japonaise. Leur sens vient d'une seule source, le fleuriste Hibiya Kadan, qui attribue aussi une fleur à chaque jour de l'année.
| Fleur | Nom japonais | Hanakotoba (sens) | Fleur du jour |
|---|---|---|---|
| Adonis | Fukujusō | Attirer le bonheur | 1er janvier |
| Camélia d'hiver | Kantsubaki | Modestie | 12 janvier |
| Prunier à fleurs blanches | Ume | Un cœur limpide | 31 janvier |
| Prunier à fleurs rouges | Ume | Fidélité | 21 février |
| Pêcher | Momo | Je suis sous votre charme | 14 mars |
| Iris lisse | Kakitsubata | Serment de bonheur | 25 mars |
| Cerisier | Sakura | Noblesse d'âme | 7 avril |
| Glycine | Fuji | Ivre d'amour | 8 avril |
| Pivoine | Botan | Allure royale | 23 avril |
| Iris du Japon | Hanashōbu | Passion | 5 mai |
| Iris | Ayame | Caprice | 15 mai |
| Hortensia | Ajisai | Timidité | 15 juin |
| Chrysanthème | Kiku | Confiance | 2 septembre |
Source : Hibiya Kadan, « 365 jours de fleurs de naissance et de hanakotoba », pages consultées le 3 octobre 2026. Traduction du japonais par la rédaction.

La « fleur du jour » est une date symbolique du calendrier des fleurs de naissance, pas une date de floraison : les saisons sont détaillées plus bas. Les trois iris ont chacun leur sens, la passion, le caprice ou un serment selon l'espèce.
Le cerisier et la pivoine du tableau se portent aussi : on les retrouve sur nos kimonos.
Qu'est-ce que le hanakotoba, le langage des fleurs japonais ?
Le hanakotoba (littéralement « les mots des fleurs ») associe à chaque fleur un sentiment ou une qualité.
Le sens d'une fleur ne dit pas tout de son usage. Le site nippon.com rappelle que les chrysanthèmes de taille moyenne, de 9 à 18 centimètres, servent souvent aux compositions funéraires au Japon : un usage à garder en tête avant d'en offrir.
Ces sens ne sont pas gravés dans le marbre. Les listes publiées en français ne concordent pas : la pivoine y est tour à tour la fleur du courage ou celle de la richesse, quand Hibiya Kadan lui donne l'allure royale. Une même fleur peut aussi changer de sens selon sa couleur, comme le prunier blanc et le prunier rouge du tableau. C'est pourquoi ce guide s'en tient à une seule source japonaise.
Le calendrier des fleurs du jour, les tanjōbana ou fleurs de naissance, compte 365 fleurs chez Hibiya Kadan, une par jour de l'année. Il se prête aux cadeaux : chez Hibiya Kadan, une personne née le 7 avril a pour fleur le cerisier, une personne née le 8 avril la glycine. Pour accompagner ce cadeau de quelques mots, notre guide pour dire je t'aime en japonais donne les formules justes.
Le langage des fleurs se porte aussi : sur la robe Sumire, le lotus s’associe à des paons.
- Motif paon et lotus sur fond beige rosé
- Coupe ample à mi-mollet, manches larges
- Se porte ouverte ou nouée
64,90€89,90€-20%
Quelle est la fleur emblématique du Japon ?
Le Japon n'a pas de fleur nationale fixée par la loi. Si on leur demande quelle fleur représente leur pays, la plupart des Japonais citeraient le cerisier, estime le site nippon.com. L'office du tourisme japonais (JNTO) le décrit comme la fleur la plus célèbre du pays et le signe annonciateur du printemps.

Le Japon a donc deux fleurs emblèmes : le cerisier pour le peuple, le chrysanthème pour la famille impériale.
Le chrysanthème, fleur de l'empereur
La fleur « officielle » est le kiku à 16 pétales du sceau de la famille impériale. Ce sceau figure sur la couverture des passeports japonais, sur certaines pièces de monnaie et au-dessus de la porte des représentations diplomatiques à l'étranger.
Le chrysanthème est arrivé de Chine à l'époque de Nara (710-794), d'abord comme plante médicinale. Il serait devenu l'emblème impérial quand l'empereur Go-Toba (1180-1239) l'a choisi comme emblème personnel. Chaque mois de novembre, la fête des chrysanthèmes du sanctuaire Yushima Tenmangū, à Tokyo, en expose plus de 2 000 fleurs de 32 variétés, et attire jusqu'à 100 000 visiteurs par an.
Le Japon compte à lui seul plus de 350 variétés de kiku, selon nippon.com. Le modèle du sceau impérial est la variété ichimonji, une grande fleur aux pétales plats disposés sur deux rangs.
Quelles fleurs voir au Japon selon la saison ?
Au Japon, les fleurs rythment l'année. L'office du tourisme japonais décrit ce calendrier saison par saison, avec des lieux précis où les admirer :
- À la fin de l'hiver, mi-février ou début mars, les pruniers annoncent les sakura, avec lesquels on les confond parfois, et fleurissent avec un parfum « enivrant ». Le blanc dit « un cœur limpide », le rouge la fidélité. Le jardin Kairakuen de Mito, près de Tokyo, accueille leur fête.
- Le printemps appartient aux cerisiers (« noblesse d'âme »), aux pêchers pleureurs de Toyota, dans la préfecture d'Aichi (« je suis sous votre charme »), et aux glycines (« ivre d'amour »), en tunnels de plus de 100 mètres au jardin Kawachi Fujien ; on les admire aussi au sanctuaire Kasuga Taisha, à Nara.
- Au début de l'été, les hortensias (« timidité ») fleurissent dans les jardins de temples, comme au temple Hasedera, dans la préfecture de Kanagawa.
- En plein été, le festival de Joetsu (Niigata) montre ses lotus dans l'un des plus grands étangs de lotus au monde.
- L'hiver revient au camélia, fleur originaire notamment du Japon : sur l'île d'Izu Oshima, sa fête compte plus de trois millions de fleurs.
Sens entre guillemets : Hibiya Kadan.

Le lotus de l'été et la pivoine du tableau se retrouvent aussi dans notre collection de kimonos longs.
45 modèles
Le lycoris rouge, la « fleur des morts »
La fleur rouge japonaise que l'on appelle parfois « fleur de la mort japonaise » est le higanbana, ou lycoris (Lycoris radiata). Selon les dictionnaires japonais Daijisen et Nihon Kokugo Daijiten, il fleurit vers l'équinoxe d'automne, le higan, d'où son nom.

Ses fleurs rouges à six pétales poussent sur les talus, au bord des rizières et près des cimetières. Toute la plante est toxique. Parmi ses autres noms figurent manjushage, shibitobana, « la fleur des morts », et yūreibana, « la fleur fantôme ».
Quelles fleurs japonaises retrouve-t-on sur les kimonos ?
Les fleurs de saison se portent aussi dans les cheveux. À Kyoto, les apprenties geishas changent chaque mois d'ornement fleuri : pin, bambou et prunier en janvier, fleurs de cerisier en avril, hortensia en juin, selon l'association Gion Kobu Kabukai, qui réunit les geishas de ce quartier. Notre article sur la tenue de geisha détaille ces ornements mois par mois.
Sur le kimono aussi, les fleurs ont une longue histoire. Notre article sur l'origine du kimono raconte comment le kosode est devenu une toile pour les motifs de saison.
Les fleurs japonaises sur nos pièces
Trois fleurs de la tradition japonaise se retrouvent sur nos pièces, du kimono japonais femme au haori homme, d'après les fiches de nos 125 pièces en ligne au 3 octobre 2026 :
- La pivoine, sur 6 pièces : les kimonos Momohana (2 coloris), Ayame, Haruka et Ayaka, et la robe Kohane.
- La fleur de cerisier, avec des lanternes, sur le kimono et le haori homme Akatsuki, en 2 coloris chacun.
- Le lotus, brodé en relief sur la veste matelassée Tobimori et associé à des paons sur la robe Sumire.
Ces motifs se lisent avec le tableau du premier chapitre : sur le kimono Ayame, la pivoine dit l'allure royale ; sur le kimono Akatsuki, la fleur de cerisier dit la noblesse d'âme. Les motifs du kimono ne sont d'ailleurs pas que floraux, comme le montre notre portrait du dragon japonais.
Questions fréquentes sur les fleurs japonaises
Quelle est la fleur nationale du Japon ?
Le Japon n'a pas de fleur nationale fixée par la loi. Le cerisier, ou sakura, est la fleur que citent la plupart des Japonais et le symbole du printemps. Le chrysanthème à 16 pétales est la fleur du sceau impérial, un sceau qui figure sur la couverture des passeports japonais et sur certaines pièces de monnaie. Les deux fleurs se partagent donc ce rôle.
Quelle fleur japonaise symbolise l'amour ?
La glycine, ou fuji, a pour sens « ivre d'amour » selon le fleuriste japonais Hibiya Kadan. Le pêcher, momo, dit « je suis sous votre charme », et le prunier à fleurs rouges la fidélité. Les listes publiées ne concordent pas toujours : celles-ci viennent toutes du même calendrier des fleurs de naissance, ce qui permet de les comparer.
Quelle est la fleur rouge japonaise appelée fleur de la mort ?
C'est le higanbana, ou lycoris rouge (Lycoris radiata). Il fleurit vers l'équinoxe d'automne, sur les talus, au bord des rizières et près des cimetières. Ses autres noms japonais incluent shibitobana, « la fleur des morts », et yūreibana, « la fleur fantôme ». Toute la plante est toxique, selon les dictionnaires japonais Daijisen et Nihon Kokugo Daijiten.
Comment s'appelle le langage des fleurs au Japon ?
Le langage des fleurs japonais s'appelle le hanakotoba, littéralement « les mots des fleurs ». Il associe à chaque fleur un sentiment ou une qualité : la noblesse d'âme pour le cerisier, la confiance pour le chrysanthème, la timidité pour l'hortensia. Les fleuristes japonais publient aussi un calendrier de fleurs de naissance, une fleur pour chaque jour de l'année.
Pourquoi le chrysanthème est-il la fleur de l'empereur ?
Le chrysanthème serait devenu l'emblème impérial quand l'empereur Go-Toba (1180-1239) l'a choisi comme emblème personnel. Arrivé de Chine à l'époque de Nara comme plante médicinale, il était déjà apprécié à la cour. Aujourd'hui, le sceau impérial au chrysanthème figure sur la couverture des passeports japonais et au-dessus de la porte des représentations diplomatiques.
Quelle est la fleur sacrée du Japon ?
Le Japon n'a pas de fleur sacrée officielle, mais le lotus, hasu, tient ce rôle dans le bouddhisme : il sort de la boue sans en garder la souillure, ce qui en fait un symbole de pureté, selon l'encyclopédie Nipponica. Les bouddhas sont souvent représentés assis sur un trône en forme de lotus, le rengeza. Le chrysanthème, lui, reste la fleur de la famille impériale.
À lire ensuite
Dans quel pays le kimono est-il une tenue traditionnelle ?
Pourquoi le kimono est la tenue traditionnelle du Japon : son histoire, sa symbolique, ses différents types et la place qu’il garde...
Sources
- [1] Hibiya Kadan, 365 jours de fleurs de naissance et de hanakotoba, consulté le 03/10/2026
- [2] JNTO, Fleurs de saison au Japon tout au long de l'année, consulté le 03/10/2026
- [3] nippon.com, The Chrysanthemum: Flower of Emperors, consulté le 03/10/2026
- [4] Kotobank, 彼岸花 (Daijisen, Nihon Kokugo Daijiten), consulté le 03/10/2026
- [5] Kotobank, 蓮華 (Nipponica, Britannica), consulté le 09/10/2026
- [6] Gion Kobu Kabukai, geiko et maiko, consulté le 03/10/2026